Auteur : Nadia Cusson, naturopathe diplômée et technicienne de laboratoire en pharmacie communautaire à mi-temps.

 

Je suis technicienne de laboratoire en pharmacie depuis maintenant 15 ans. J’ai commencé dans ce domaine par le plus grand des hasards, soit en répondant à une offre d’emploi dans le journal. À cette époque, j’étais excitée de débuter dans le domaine de la santé car je souhaitais réellement faire une différence positive dans la vie et la santé des gens. J’ai été formée sur le terrain et au fil des ans, je suis devenue une technicienne expérimentée. J’ai travaillé à temps plein durant plusieurs années pour une seule pharmacie et, depuis maintenant quelques années, je suis travailleuse autonome et je fais des remplacements dans différentes bannières et dans différentes villes du Québec.

En 2019, j’ai débuté une formation en nutrition pour ma culture personnelle et à la fin de cette formation, je souhaitais poursuivre mon apprentissage. J’ai donc commencé une formation en naturopathie que j’ai complétée en un temps record et ainsi obtenu mon diplôme en 2022. Je poursuis toujours mes apprentissages dans ce domaine pour ajouter l’aromathérapie et l’herboristerie à mon bagage de connaissances.

Pourquoi toutes ces formations? Parce que l’alimentation, la naturopathie, l’herboristerie et l’aromathérapie sont la base de la santé préventive et même curative. L’industrie pharmaceutique offre des traitements, des solutions, mais, pour ma part, cela m’évoque plutôt un pansement que nous mettrions sur un bobo que nous continuons de gratter. De nos jours, beaucoup de gens sont à la recherche d’une solution de facilité et l’industrie pharmaceutique leur offre cette solution. Pourquoi changer les habitudes de vie si prendre une pilule règlera le problème sans avoir à faire de changement?

 

Silence en pharmacie

Malgré mon statut de naturopathe, lorsque je travaille à la pharmacie, je ne peux donner aucune consultation ou recommandation naturopathique à aucun patient, car je travaille sous la supervision du pharmacien et que je travaille à titre de technicienne de laboratoire et non à titre de naturopathe. À moins que le pharmacien me demande directement mon avis (ce qui n’arrive que très rarement car les pharmaciens qui appliquent la médecine intégrative sont très peu nombreux), je dois me taire. Si un patient demande conseil pour un problème quelconque, le pharmacien optera essentiellement pour la solution chimique (des médicaments de l’industrie pharmaceutique), car selon la formation qu’ils ont reçue, il y a des études pour appuyer l’efficacité de ce qu’ils recommandent.  De mon côté, je dois me taire, même si je pense qu’un produit naturel, une huile essentielle ou même un changement d’habitude de vie, etc. aideraient également le patient et permettraient peut-être, en bout de ligne, d’offrir un meilleur résultat à long terme.

De plus, presque tous les jours où je travaille à la pharmacie, je vois une augmentation des cas de cancer. Non seulement je constate que les diagnostics augmentent, mais l’âge des patients recevant un diagnostic diminue. De plus en plus de gens dans la quarantaine et la cinquantaine reçoivent ce genre de diagnostic. Encore aujourd’hui, j’ai traité une ordonnance pour une dame début soixantaine, non fumeuse, qui vient de recevoir un diagnostic de cancer du poumon. Étant elle-même travailleuse de la santé, elle a probablement un carnet de vaccination à jour. Y aurait-il un lien à faire? Qui pourrait répondre?

 

Effets secondaires de la vaccination : des coïncidences?

J’ai aussi eu connaissance du cas d’un adolescent, très sportif selon les dires de sa mère, qui est maintenant référé à un pneumologue, car depuis peu, il est essoufflé au moindre effort. Seulement marcher est devenu un effort pour lui. Est-il vacciné? Je n’en sais rien… Je n’ai pas le droit de m’enquérir de ce genre d’information mais j’aurais des raisons de croire que oui, notamment parce que d’après les données de Santé Québec et de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 78 % des jeunes de 12 à 17 ans ont reçu au moins 2 doses de vaccin. C’est un adolescent et il est plus hypothéqué qu’une personne âgée ayant une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)[1] de 75 ans qui a fumé toute sa vie.

Des cas de personnes qui ont de graves problèmes de santé suite à l’injection, j’en vois beaucoup d’autres et en et entends fréquemment parler. Par exemple, cet homme victime d’un infarctus survenu quelques jours à peine après avoir reçu sa première dose de vaccin. À l’hôpital, celui-ci a tenté de faire faire le lien entre son infarctus et l’injection au médecin traitant. Mais ce dernier a cependant affirmé qu’il ne s’agissait que d’une simple mauvaise coïncidence. L’ayant cru, il a ensuite pris une 2e dose et a été de nouveau hospitalisé, cette fois-ci pour une péricardite.  Encore une fois, le médecin traitant a parlé de mauvaise coïncidence. Cette fois-là, il a cependant dit qu’il refuserait une autre dose car, selon ses dires, cela pourrait signifier son arrêt de mort.

Il y a aussi une augmentation des infections urinaires chez les femmes en plus des troubles menstruels. Est-ce normal? Y aurait-il des liens à faire?

 

Morts de la COVID-19?

Plus généralement et au-delà des statistiques sur la vaccination, les données sur la COVID-19 posent question. Ainsi, au début de pandémie, les gens appelaient à la pharmacie pour aviser du décès d’un de leurs proches. Ils nous mentionnaient que le médecin les avait avisés que leur proche était décédé de la COVID-19. Par contre, au dossier, nous avions toutes les informations concernant des protocoles de fin de vie. Ce genre de protocole débute généralement lorsque les gens souhaitent rester à la maison jusqu’à la fin et permet d’atténuer la souffrance et les possibles difficultés respiratoires qui peuvent survenir en fin de vie. Lorsque l’on informatise ce genre de protocole dans un dossier patient, nous savons généralement que le patient n’en a plus que pour quelques jours à vivre. De très rares personnes survivent plus de quelques semaines.

Et oui, au Québec de nombreux aînés ont reçu des protocoles contenant du Midazolam. Cette molécule sert à réduire la détresse respiratoire en fin de vie et à soulager l’agitation, les nausées/vomissements ou le hoquet qui peuvent aussi survenir. Cependant, une trop grande dose peut occasionner une détresse respiratoire, voire la mort. Il faut donc être très précis lors de l’administration.  Pourquoi alors les familles de ces gens ont-elles été avisées que leur proche était décédé de la COVID-19? Probablement étaient-ils décédés d’une autre cause mais avasient-ils été classés « décès COVID-19 » hâtivement. Pourquoi donc?

 

En pharmacie

Pour revenir aux pharmaciens, ceux-ci ont pour mandat de promouvoir la vaccination : grippe, COVID-19, pneumonie, zona, etc. Donc, en tant que technicienne de laboratoire, mon opinion ne compte pas.  Si quelqu’un me demande mon avis, je n’ai pas le droit de répondre. Je dois référer la personne au pharmacien même si je peux avoir mes propres doutes sur une possible inefficacité de certains d’entre eux.

La situation est donc très difficile pour des personnes comme moi, qui se posent des questions sur les mesures sanitaires, les injections anti-COVID-19, la médication excessive, etc. Mais cela avait failli devenir encore pire, sinon intenable, pour certains pharmaciens lorsque le gouvernement avait décidé de suspendre les soignants non-vaccinés. L’Ordre des pharmaciens avait alors voulu retirer la licence des pharmaciens non-vaccinés, ce qui aurait pu mener à la perte de leur pharmacie chez certains pharmaciens propriétaires car, au Québec, pour être propriétaire d’une pharmacie, il faut être pharmacien. Et sans licence, c’est impossible.

Au quotidien, je constate que les quelques personnes comme moi qui sont non vaccinées et qui continuent de refuser le port du masque, sont en santé, alors que toutes les autres qui ont été vaccinées à plusieurs reprises (et qui continuent de porter le masque), souffrent d’infections respiratoires à répétition.

Comme le relatent les médias, je constate aussi une augmentation croissante des infections respiratoires chez les enfants. Une pénurie de Tylenol, d’Advil et d’antibiotiques pour enfants. Je me demande comment cela est possible pour des médicaments aussi courants. Le Tylenol arrive maintenant des USA et l’Advil arrive en poudre de Chine. Quant à la hausse de ces infections chez les enfants, est-ce dû uniquement aux mesures sanitaires (masques et confinements) comme l’affirme la presse? Ou y aurait-il d’autres causes? Je me questionne.

Je vois également une augmentation croissante de la dépression, de l’anxiété et de troubles du sommeil chez les jeunes, certains à partir de 10 ans. Cela confirme sur le terrain l’étude réalisée par la Dr Mélissa Généreux. Sur le total de 30 000 jeunes interrogés lors de l’enquête, le quart d’entre eux avaient répondu qu’ils avaient envie de mourir ou de se faire mal! J’observe aussi une augmentation du nombre de dépressions chez les aînés. Certains disaient même vouloir mourir car avec les mesures sanitaires, ils ne pouvaient plus voir leur famille. La division créée entre les vaccinés et les non-vaccinés a aussi beaucoup déstabilisé les gens âgés.

 

Beaucoup de questions

Je constate en outre de nombreuses incohérences. Par exemple, bien que de nombreuses études montrent que la vitamine D, en quantité suffisante dans le corps, renforce le système immunitaire et pourrait ainsi aider à prévenir la COVID-19, je vois que les médecins cessent les traitements de vitamine D chez les gens âgés. Pourquoi?

Sur certaines sorties d’hôpital que j’informatise, il est mentionné que le patient a eu 4 doses de vaccins COVID-19. Pourtant, ce même patient a été hospitalisé pour infection respiratoire, voire pour la COVID-19. Comment se fait-il qu’une personne qui a reçu 4 doses, censée être « protégée », puisse avoir la COVID-19?  Serait-ce possible que les vaccins aient tendance à développer la COVID-19?

Lorsqu’un patient se présente en pharmacie pour des symptômes de toux, mal de gorge ou simple mal de tête, automatiquement, le pharmacien demande si un test rapide a été fait car il estime qu’il y a un risque de COVID-19. On dirait que les allergies, rhumes, grippes, n’existent plus! Pourquoi tant de conclusions aussi rapides? Les pharmaciens et leur personnel doivent faciliter la distribution des tests rapides. Mais qu’est-ce qui influence autant leurs jugements?

Finalement, je remarque que les médecins prescrivent des antibiotiques à toutes les personnes ayant simplement une toux, un rhume. Les gens sont rendus accros aux pilules et les médecins ont pour rôle de les leur prescrire. Est-ce que ces gens ont réellement besoin de tout ça? Est-ce plus facile pour les médecins de simplement signer l’ordonnance car, eux aussi, sont maintenant en plus petits nombres et ils sont débordés? Est-ce plus facile de dire aux patients d’aller à la pharmacie avec une ordonnance signée sur-le-champ plutôt que de faire un suivi de 3 ou 4 jours pour voir l’évolution des symptômes et déterminer si un traitement est réellement nécessaire? Je me questionne. Car on entre alors dans un cercle vicieux dans lequel l’industrie pharmaceutique devient gagnante : en effet, plus les gens sont malades, plus ils prennent des pilules. Plus ils prennent des pilules, plus ils affaiblissent leur système immunitaire et leur immunité naturelle, donc plus ils sont malades… et plus ils doivent prendre de pilules.

 

Un système de santé épuisé

En conclusion, je constate que les dernières années ont épuisé beaucoup de mes collègues. Au quotidien, des pharmaciens se disent épuisés de la charge de travail qu’ils ont. Des médecins mentionnent aux pharmaciens être écœurés d’avoir autant de paperasse à gérer et de ne pas avoir le temps nécessaire à consacrer à leurs patients. Certain.e.s de mes collègues technicien.ne.s ont décidé de changer littéralement de carrière dans les dernières années car les gens se considèrent à la pharmacie comme dans un fast food. Ils voudraient tous un service 5 étoiles mais avec la rapidité d’un fast food. L’accès aux médecins étant plus difficile avec le départ à la retraite de certains et la réduction des heures de d’autres, beaucoup de patients sont orphelins et se dirigent donc vers l’option accessible, soit la pharmacie. Beaucoup de pharmacies sont en manque de personnel et n’arrivent pas à former de nouveaux employés parce que malheureusement, la charge de travail est très grande et que les patients/clients sont souvent impatients, voire irrespectueux.

Pour ma part, mes jours aussi sont comptés. Je suis maintenant à temps partiel pour continuer d’aider des collègues et amis, mais je suis vraiment rendue ailleurs, dans la santé préventive. Je crois qu’il faut revenir aux sources de la santé grâce à ce que la nature a de mieux à nous offrir. N’oublions pas qu’à la base, avant l’avènement de Big Pharma, les remèdes se trouvaient tous dans la nature.

 

[1] La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) est une maladie chronique caractérisée par l’essoufflement, la toux chronique et la production accrue de crachat. Même si les symptômes de la maladie apparaissent rarement chez des personnes âgées de moins de 55 ans, des changements se produisent dans les poumons plusieurs années auparavant. La MPOC est un terme commun à plusieurs maladies, dont la bronchite chronique et l’emphysème.