Voici le résumé d’un article scientifique publié en prépublication dans la revue Research Square et coécrit par Patrick Provost, professeur en microbiologie de l’Université Laval et membre de Réinfo Covid Québec, et Hélène Banoun, membre de Réinfo Covid France. Il montre que les effets indésirables graves de la vaccination à ARNm peuvent se manifester après plus de 6 semaines, comme il est communément admis par les autorités. Les conséquences sont que les effets secondaires sont largement sous-évalués.

La nouvelle génération de vaccins COVID-19 est radicalement différente de celles développées traditionnellement et pour lesquelles les événements (EI) potentiellement associés sont pris en compte au cours d’une période post-vaccination standard de 6 semaines. Nous avons donc émis l’hypothèse que la période de survenue des effets secondaires suite à la vaccination contre la COVID-19 puisse être différente.

L’étude du dossier de 112 patients a révélé que les changements à leur dossier pharmacologique, suite à un changement à leur état de santé, survenaient 12 semaines après leur dernière dose de vaccin contre la COVID-19. La moitié de ces changements à leur état de santé est survenue après la 2e dose. La plupart (76,1%) des effets secondaires subis par les patients vaccinés contre le COVID-19 sont survenus au-delà de la période de 6 semaines prescrite et considérée par les autorités sanitaires (INSPQ).

Nos résultats suggèrent que les effets secondaires suite à la vaccination contre la COVID-19 sont sous-estimés au moins par un facteur de 4, auquel s’ajoutent les effets secondaires qui n’ont pas nécessité de changement au dossier pharmacologique, qui n’ont pas été rapportés, qui ont été autogérés ou qui n’ont pas été remarqués par les patients.

Nos résultats appellent à des investigations supplémentaires et à une prolongation de la période prescrite pour recueillir et analyser les effets secondaires suite à la vaccination contre la COVID-19.

En espérant que vous jugerez notre étude et nos conclusions suffisamment importantes, et dont les résultats sont très inquiétants, en ce sens que le processus actuel sous-estime très largement les risques associés à la vaccination contre la COVID-19 et biaise nécessairement toute évaluation risque-bénéfice de ces injections ARNm.

Toutes recommandations et décisions politiques devraient donc être réévaluées à la lumière de ces nouvelles données, qui demandent évidemment à être étudiées plus en détail.