Auteurs : Christian Leray M.A., Nicolas Derome PhD, Jean-Yves Dionne Pharm.D., Marc Ferron M.Sc., Danielle Fisch M.D., Stéphane Guay M.Sc., Franck Hugbéké D.M.D., René Lavigueur M.D., Bernard Massie PhD, Euridice Prado DDS PhD, Alain Roux M.D., Nathalie Ste-Marie M.Sc., Snezana Stanojlovic M.D.,

 

Faits saillants

  • Début janvier 2022, 67,9 % des personnes décédées de la COVID-19 au cours des 28 derniers jours étaient « adéquatement vaccinées[1]» tandis que 78,7 % de la population l’était[2]. L’écart est de 10,8 points, en baisse rapide.
  • Au 5 janvier 2022, sur le total de 415 nouvelles hospitalisations COVID-19 recensées par Santé Québec[3], 62,2 % concerne des personnes doublement vaccinées depuis plus de 14 jours.
  • Si l’on tient compte du nombre quotidien moyen d’hospitalisations toutes causes confondues en 2020 de 2 703[4], ce 5 janvier 2022 les non adéquatement vaccinés nouvellement hospitalisés pour la COVID-19 représenteraient 5,8 % du total des nouvelles hospitalisations contre 9,1 % pour les vaccinés[5].
  • Toutes ces données montrent donc qu’il est faux d’affirmer que les non-vaccinés surchargent le système de santé.
  • Pourtant, malgré ces chiffres et plutôt que de s’interroger sur la stratégie vaccinale, le gouvernement et les médias rejettent la responsabilité sur les non-vaccinés.

 

Un narratif : une « épidémie de non-vaccinés »

Depuis qu’une majorité de Québécoises et de Québécois est vaccinée, la persistance de l’épidémie de COVID-19 ne lasse pas d’intriguer : comment est-il possible qu’avec un vaccin décrit comme « sûr et efficace » et une couverture vaccinale de 78,7 %[6], la pandémie perdure[7] et que 67,9 % des personnes qui décèdent soient « adéquatement vaccinées » ?

Il serait logique, en pareille circonstance, de s’interroger sur l’efficacité des vaccins à propos desquels médias, experts de plateau et autorités reconnaissent qu’ils ne protègent ni de la contamination ni de la transmission[8]. Pourtant l’explication qu’on nous propose est tout autre : les responsables de la persistance de cette pandémie sont les 10 % de non-vaccinés de plus de 12 ans (21,3 % en tout). Nous serions donc confrontés à une « épidémie de non-vaccinés », un élément de langage répété ad nauseam dans la plupart des pays occidentaux, prétexte commode à un renforcement des mesures à leur encontre (par exemple l’interdiction d’accéder à certains commerces).

 

« Non-vacciné » : tentative de définition

Avant de discuter de l’hypothèse d’une « épidémie de non-vaccinés », il est essentiel de se mettre d’accord sur les termes utilisés et ce, afin de bien comprendre qui sont les non-vaccinés.

Pour la très grande majorité de la population, la situation est simple : un non-vacciné est une personne qui n’a reçu aucune dose de vaccin. Cependant, les choses sont plus complexes et il est étonnant de voir le flou qui entoure la notion de « non-vacciné ». D’ailleurs, ni l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) ni le gouvernement n’en donnent de définition claire et précise.

Lorsque l’on regarde les données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS ou Santé Québec)[9], on constate que les citoyens sont répartis en trois catégories :

  • Non-vaccinés ou 1re dose ˂ 14 jours
  • Vaccinés 1re dose ≥ 14 jours
  • Vaccinés 2e dose ≥ 7 jours

Il est très important de réaliser ici que ces distinctions entre vaccinés une et deux doses permettent aux médias et aux autorités de retirer des statistiques des vaccinés les personnes ayant reçu une seule dose ainsi que celles ayant reçu leur 2e dose depuis moins de 7 jours. Seules les personnes ayant reçu leur 2e dose depuis plus de 7 jours sont considérées comme étant « adéquatement vaccinées ».

C’est ici qu’entre en jeu le concept d’« adéquatement vacciné » dont l’INSPQ donne la définition suivante :

La population adéquatement vaccinée correspond à la proportion de la population ayant reçu 2 doses de vaccin ou une seule dose pour les personnes ayant un antécédent de COVID-19 confirmé en laboratoire.

Une fois ce concept intégré, les informations délivrées par les autorités prennent un tout autre sens. Ainsi, quand Le Devoir du 8 janvier 2022 titre que « le tiers des personnes décédées n’étaient pas adéquatement vaccinées », on réalise que ce ne sont pas uniquement des personnes qui n’ont reçu aucune dose dont il est question, mais bien de personnes qui ont aussi reçu jusqu’à deux doses depuis moins de 7 jours. Cette façon de présenter les faits ne permet finalement pas de savoir quelle est la proportion exacte des personnes qui n’ont reçu aucune dose.

Si on additionnait aux « adéquatement vaccinés » les vaccinés une dose, quelle serait leur proportion totale? Tout cela n’est pas indiqué et malgré tout, les décès des personnes adéquatement vaccinées représentent 67,9 % des morts de la COVID-19 (au cours des 28 derniers jours). Lorsque l’on compare ce résultat au taux de vaccination de 78,3 %, on réalise alors que l’écart n’est que de 10,8 points ce qui montre l’échec de la vaccination.

Plus grave, le contenu des articles de presse amène le lecteur à la confusion. Toujours dans ce même article du Devoir, l’auteur, par exemple, traite des propos du Dr. Arruda, le directeur national de la santé publique du Québec, qui reconnait « qu’au moins 30 à 40 % des patients hospitalisés et atteints de la COVID-19 n’avaient pas été admis pour traiter cette maladie. » Problème : l’auteur continue en passant directement aux décès en concluant que « les patients atteints de la COVID-19 qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide) ne sont bien sûr pas comptabilisés dans le bilan officiel de décès ».

Ici, l’impression donnée (et qui restera gravée dans l’esprit de la plupart des lecteurs) est que la classification des décès, comme des hospitalisations, est faite de manière rigoureuse. Pourtant l’article ne dit pas cela. S’il rappelle que la catégorisation des décès est appliquée en fonction de critères stricts (on remarquera néanmoins que M. Arruda concède que « pour qu’un décès soit comptabilisé dans le bilan officiel, la COVID-19 doit avoir contribué au décès, [à savoir] qu’elle peut ainsi avoir été la cause principale ou secondaire du décès (souligné par les auteurs) »), il ne précise pas que c’est aussi le cas des hospitalisations.

Mais ce n’est pas tout, de nombreuses zones d’ombre doivent être éclaircies par les autorités. Ainsi doivent être pris en considération les fait suivants :

  • Un vacciné garde-t-il son statut s’il ne reçoit pas une nouvelle dose moins de six mois après la précédente? Autrement dit, un double vacciné n’est-il pas reclassé « non-vacciné » s’il ne se refait pas vacciner au bout de 6 mois? C’est le cas en France au bout de 4 mois et probablement bientôt officiellement au Québec. Mais qu’en est-il sur le terrain? Des témoignages nous font penser que c’est peut-être déjà le cas. Cette façon de reclasser des vaccinés en non-vaccinés permettrait ainsi de « gonfler » les statistiques des non-vaccinés… tout en réduisant celles des vaccinés.
  • Les vaccinés se font-ils autant tester que les non-vaccinés? De nombreuses observations nous font penser que non. Il est très probable que les vaccinés, se croyant immunisés, se font beaucoup moins tester que les non-vaccinés. De ce fait, les non-vaccinés risquent d’être surreprésentés, au moins parmi les « cas ». Cependant, l’arrivée des tests rapides a peut-être changé la donne.
  • Comme on l’a vu, le Dr. Arruda reconnait qu’entre 30 et 40 % des patients hospitalisés classés COVID-19 ne sont en fait pas admis pour cette maladie. En effet, il suffit par exemple qu’une personne hospitalisée pour une jambe cassée soit déclarée positive à un test PCR à son entrée ou lors de son séjour à l’hôpital pour qu’elle soit classée « COVID-19 ». En ce sens, le ministre de la Santé, Christian Dubé, juste avant d’annoncer le couvre-feu, avait ainsi reconnu qu’« il [était] nécessaire de distinguer les patients hospitalisés en raison de la COVID-19 de ceux admis pour une autre raison et déclarés positifs ensuite» et qu’« on [devait] le faire systématiquement pour avoir un portrait juste de la situation[10]. » Mais est-ce bien le cas? En outre, cette fourchette de 30-40 % pourrait être encore minorée. En effet, le quotidien anglais The Telegraph affirme que « seulement un hospitalisé COVID sur 5 l’est en fait pour la COVID[11]. » Cela signifie que le nombre d’hospitalisés classés COVID-19 est très exagéré. Sachant qu’il est probable qu’à l’hôpital les non-vaccinés sont davantage testés que les vaccinés (points suivants), on comprend que les non-vaccinés soient encore davantage surreprésentés.
  • À l’hôpital, les non-vaccinés sont testés dès qu’ils se présentent. Mais il y a un délai d’environ 24h avant que l’on ne connaisse le résultat. D’après un témoignage[12], en France, les non-vaccinés hospitalisés seraient classés d’office COVID-19, par « précaution ». Si le test s’avère négatif, sont-ils retirés de la liste? On ne le sait pas. Cette pratique a-t-elle aussi cours au Québec? Voilà en tout cas une façon de faire croitre les statistiques d’hospitalisation des non-vaccinés.
  • Et qu’en est-il des vaccinés hospitalisés? Se pourrait-il que ces derniers, considérés protégés, ne soient testés qu’en présence de « symptômes clairs et manifestes » de la maladie? Il est tout à fait légitime de se poser la question et des précisions devraient être apportées à ce sujet. Car si c’est le cas, on pourrait éventuellement se retrouver dans une situation ou les non-vaccinés seraient automatiquement classés COVID-19 tandis que les vaccinés ne seraient testés qu’occasionnellement. On comprendrait alors d’autant mieux cette surreprésentation des non-vaccinés dans les statistiques des hospitalisations.
  • Enfin, on peut s’interroger sur la question de l’égalité d’accès à l’hôpital en fonction du statut vaccinal. En France par exemple, une infirmière a affirmé qu’on demandait au personnel soignant de renvoyer des vaccinés chez eux : « à domicile, les vaccinés, on leur fait du Lovenox, antibiotiques, corticoïdes, oxygène. Des fois, je pleure parce que j’ai des gens qui devraient être à l’hôpital mais sous prétexte qu’ils sont vaccinés, on ne les prend pas[13]. » Si cela est avéré, l’idée serait de renvoyer chez eux les vaccinés afin de faire baisser leurs statistiques d’hospitalisation. Une telle pratique pourrait-elle être utilisée au Québec? La question se pose car nous avons recueilli un témoignage faisant état de la même façon de procéder au Québec.

On peut ainsi mettre en évidence une multitude de manipulations qui conduisent légitimement à se demander si la représentativité des non vaccinés dans les statistiques n’est pas largement surestimée. Et que les définitions de « non-vacciné » et de « vacciné », dans un souci de transparence, gagneraient à être précisées.

 

Des non-vaccinés pas si surreprésentés

Maintenant regardons les chiffres. On vient de voir qu’ils semblaient manipulés. Peut-on alors s’y fier?

Un premier constat à dresser est qu’au Québec, les données sur le statut vaccinal ne sont pas publiées par l’INSPQ, mais bien par le MSSS. C’est un très fort signal qui est envoyé : l’INSPQ n’endosse pas les statistiques du Ministère, lequel, rappelons-le, dépend directement du politique. L’INSPQ est un organisme plus indépendant, même si cela est bien sûr relatif.

Il est ainsi curieux de constater que les données publiées chaque jour par Santé Québec diffèrent de celles de l’INSPQ. Par exemple, le 3 janvier 2022, l’INSPQ rapportait un total de 202 nouvelles hospitalisations. Le tableau du bord du Ministère en rapportait 335[14], soit une différence de 66 %!

Mentionnons que l’INSPQ a ajouté sur son site Web, à la section des données COVID-19, la note suivante, en petits caractères :

L’introduction des tests rapides dans la communauté (20 décembre 2021) et les changements dans la stratégie de dépistage (5 janvier 2022) affectent les nombres de cas confirmés, actifs et rétablis, de tests admissibles, de prélèvements et le pourcentage de positivité. Ces résultats doivent dorénavant être interprétés avec prudence[15].

Cela signifie que les données des autorités doivent être minimalement prises avec un certain recul. Mais est-ce vraiment le cas? Il semble bien que non, les statistiques de la COVID-19 étant répétées sans précaution par les autorités et les médias. Comme on l’a vu, les chiffres sont même gonflés.

Un deuxième constat qu’il convient de dresser est que de manière surprenante, le Ministère ne publie pas les données du statut vaccinal des personnes décédées : aurait-il quelque chose à cacher? La question mérite d’être posée lorsque l’on apprend au détour d’un article du Devoir que les personnes vaccinées deux doses de plus de 14 jours (et peut-être moins de 6 mois) représentent 67,9 %[16] des décès… un chiffre pas si éloigné comme on l’a vu du taux de vaccination de 78,7 %!

Ainsi, si Santé Québec publiait chaque jour les données sur la mortalité en fonction du statut vaccinal, la population pourrait en venir à s’interroger sur l’efficacité des vaccins.

Un autre risque serait aussi que le faible nombre de morts (tel qu’illustré par le graphique 2.2 qui montre une réduction des décès telle qu’il devient difficile de distinguer les 3e, 4e et 5e « vagues ») ne fasse réaliser au grand public que ce virus n’est peut-être pas aussi dangereux qu’on nous le dit.

En France, en dépit de manipulations similaires à celles effectuées au Québec, 63 % des morts de la COVID-19 ont le statut de « vacciné[17] ». La population étant doublement vaccinée à 73 %, on retrouve le différentiel de 10 points constatés au Québec et l’on se rend compte que les non-vaccinés sont certes plus impactés, mais pas autant qu’on ne l’insinue. Il est important de bien réaliser que comme au Québec ces chiffres sont difficiles à trouver car non affichés dans les données communiquées au grand public… et en hausse constante, comme partout dans le monde. S’il n’y avait pas de confusion quant à la classification vacciné / non-vacciné, il ne serait pas étonnant de constater des proportions sans doute à peu près égales, ou peut-être même plus élevées, comme en Angleterre où 71,3 % des gens qui décèdent de la COVID-19 sont adéquatement vaccinées[18] (75 % si on ajoute l’ensemble des vaccinés), ce qui est supérieur à leur part dans la population (70 %), tandis que « seulement » 25 % des personnes qui décèdent sont des non-vaccinés. Constat similaire en Écosse[19].

On remarque également que dans de nombreux pays pleinement vaccinés comme Gibraltar ou l’Islande, le nombre des cas explose. Il est ici difficile de blâmer les non-vaccinés.

Inversement, en Afrique du Sud, premier pays touché par le variant Omicron, la courbe des cas chute. Le pays a connu très peu de décès lors de cette vague et ce, alors que le taux de vaccination de la population dans ce pays n’est que de 26 %.

 

Vaccins : une efficacité négative contre Omicron?

Nous avons mis en évidence que les statistiques semblent manipulées pour donner l’impression que les non-vaccinés sont surreprésentés. Cette impression est corroborée par les propos de Mylène Drouin, directrice de la Santé publique de Montréal, qui déclare « que 90 % de nos cas d’Omicron sont chez des gens doublement vaccinés[20] ». Nous nous demandons donc comment 90 % des cas positifs peuvent provenir de gens vaccinés quand Santé Québec publie des chiffres indiquant plutôt 76 % (ce qui est déjà énorme)?

L’explication est à rechercher dans les données produites par le Danemark[21]. Dans ce pays, les non-vaccinés ne représentent que 13,8 % des nouveaux cas Omicron, ce qui rejoint les statistiques de madame Drouin :

La surreprésentation des vaccinés chez les personnes infectées par Omicron (aujourd’hui dominant à plus de 95 %[22]) s’explique par une étude réalisée dans le pays qui montre que les vaccins ont une efficacité négative sur ce variant à peine 3 mois après l’injection [23] :

Selon cette étude, si une personne a reçu sa dernière dose depuis moins d’un mois, sa « protection » est d’environ 50 %, mais elle est quasiment nulle au bout de 2 mois (9,8 %) et très négative au bout de 3 mois (-76,5 %).

 

Conclusion : une épidémie de vaccinés?

On pourrait ainsi continuer encore longtemps tant les exemples sont légion pour montrer que face au variant Omicron, les vaccins ne protègent pas et qu’au contraire, ils semblent avoir une efficacité négative. Avec un taux de contamination de 90 % de vaccinés, un taux de décès des personnes « adéquatement vaccinées » de 67,9 % alors que leur taux de vaccination est de 78,3 % et que l’authenticité de ces données est pour le moins questionnable, on peut même se demander si l’on n’assiste pas davantage à une « épidémie de vaccinés ».

Dans ces conditions, le minimum serait que les autorités comparent ce qui est comparable et ne prennent en compte pour les non-vaccinés que les personnes qui n’ont reçu aucune dose. On pourrait penser à la catégorisation suivante :

  • Non-vaccinés : personnes n’ayant reçu aucune dose.
  • Vaccinés adéquatement : personnes ayant reçu 2 doses de vaccin (bientôt 3) ou une seule dose pour les personnes ayant un antécédent de COVID-19 confirmé en laboratoire.
  • Vaccinés non-adéquatement : personnes qui ont reçu au moins une dose mais qui n’ont pas un « schémas vaccinal complet » ou dont la dernière dose remonte à plus de 6 mois.

Les chiffres des autorités ne résistent pas à l’analyse. Dans ces conditions, il est légitime de s’interroger sur les justifications fournies par le gouvernement pour sanctionner toujours plus les non-vaccinés, leur retirant leurs droits les uns après les autres en les menaçant de vaccination obligatoire. Cette question se pose d’autant plus que le variant Omicron, certes plus contagieux que le Delta, est très peu létal. Ainsi, des pays comme l’Angleterre et la Suède ne prennent aucune mesure et l’on n’y constate aucune hausse des décès ou des hospitalisations. Mieux : l’épidémiologiste en chef du Danemark, Tyra Grove Krause, « l’une des plus hautes responsables de la santé du pays […] a annoncé, lundi 3 janvier à la télévision danoise, la fin de la pandémie dans deux mois[24]. »

La meilleure solution ne serait-elle pas de faire comme les Danois et les Anglais et d’apprendre à « vivre avec le virus[25] » plutôt que de chercher des boucs émissaires?

 

[1] https://www.ledevoir.com/societe/sante/658887/le-tiers-des-personnes-decedees-n-etaient-pas-adequatement-vaccinees?fbclid=IwAR0KJyxYftlrIeLYGEvWbO7cZ9WZNopASByjsxnCHCVoznK0W6xNSzE3VF0. Pour arriver à ce résultat de 67,9 %, nous avons repris les données de l’article du Devoir qui rapporte que sur les 234 personnes décédées de la COVID-19 lors des 28 derniers jours, 75 étaient non-adéquatement vaccinées.

[2] https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/vaccination. Il est important de bien faire la différence entre le taux de vaccination global de la population et celui des plus de 12 ans. Les 10 % souvent repris par les médias et les autorités concernent les plus de 12 ans.

[3] Nous avons utilisé ici les données de Santé Québec qui indiquait en date du 5 janvier 2022 que sur les 415 nouvelles hospitalisations de ce jour, 247 étaient le fait de personnes vaccinées deux doses : https://twitter.com/sante_qc/status/1479122568166748160/photo/1

[4] https://reinfocovid.ca/2-1-hospitalisations-covid-quebec-2020/ Les données pour 2021 ne seront pas disponibles avant au plus tôt septembre 2022.

[5] Comme pour la note 3, le calcul est effectué à partir des données de Santé Québec.

[6] https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/vaccination (en date du 5 janvier 2022)

[7] Au 6 janvier 2022, l’INSPQ dénombrait 14 486 nouveaux cas de COVID-19 : https://www.inspq. qc.ca/covid-19/donnees

[8] https://www.bmj.com/content/375/bmj.n2635?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_term=hootsuite&utm_content=sme&utm_campaign=usage

[9] https://twitter.com/sante_qc/status/1479122568166748160/photo/1

[10] https://plus.lapresse.ca/screens/5e4e4632-791d-4992-843c-87930d95b03b__7C___0.html

[11] https://www.telegraph.co.uk/news/2021/12/28/covid-hospital-data-should-treated-caution-many-patients-admitted/

[12] https://t.me/trottasilvano/16739

[13] https://rmc.bfmtv.com/emission/5eme-vague-croyez-vous-a-un-reconfinement-le-debat-des-grandes-gueules-2051509.html

[14] Ces données sont facilement consultables sur le site de l’INSPQ et le fil Twitter de Santé Québec.

[15] https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees

[16] https://www.ledevoir.com/societe/sante/658887/le-tiers-des-personnes-decedees-n-etaient-pas-adequatement-vaccinees?fbclid=IwAR0KJyxYftlrIeLYGEvWbO7cZ9WZNopASByjsxnCHCVoznK0W6xNSzE3VF0. Il est essentiel de noter que Le Devoir présente la situation inverse en titrant que le tiers des personnes décédées ne sont pas « adéquatement vaccinées », ce qui passe sous silence que les « adéquatement vaccinés » représentent plus des deux tiers des décès de la COVID-19. Plutôt que d’attirer l’attention des lecteurs sur l’efficacité des vaccins, on tente de stigmatiser les « non adéquatement vaccinés ». Il y aurait en fait énormément à dire sur cet article.

[17] https://www.lci.fr/sante/coronavirus-pandemie-vaccin-vaccination-cinquieme-vague-63-des-morts-du-covid-19-etaient-ils-vaccines-comme-l-affirme-philippe-de-villiers-2205118.html?fbclid=IwAR3xUWFp62lInpwwQyC4v9WmurIy0x7k1iS-bqn_AIa6sSSjARrYu9YO-98

[18] https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1045329/Vaccine_surveillance_report_week_1_2022.pdf, page 41.

[19] https://publichealthscotland.scot/media/10181/21-11-17-covid19-publication_report.pdf, page 50.

[20] https://www.facebook.com/miskatou/videos/1283456622129525/ « Il y a un échappement immunitaire donc les gens à 2 doses semblent attraper, être infectés. Donc les 2 doses ne protègent pas bien contre l’infection et c’est pour ça qu’on voit que 90 % de nos cas d’Omicron sont chez des gens doublement vaccinés. »

[21] https://fr.euronews.com/2021/12/14/omicron-explose-au-danemark-et-en-angleterre-quelles-lecons-pour-le-reste-de-l-europe

[22] https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/variants

[23] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.20.21267966v2.full.pdf (étude en preprint)

[24] https://www.lci.fr/international/covid-19-fin-pandemie-immunite-collective-on-en-a-pour-deux-mois-grace-a-omicron-le-danemark-espere-un-retour-a-la-vie-normale-d-ici-peu-2206257.html

[25] Déclaration du ministre anglais de la santé : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1851320/angleterre-virus-omicron-sajid-javid